« L’EXPOSITION CONCEPT-CARS » :

L’AUTOMOBILE FAIT-ELLE ENCORE RÊVER ?

Du 27 au 31 janvier se tient à Paris, derrière l’Hôtel des Invalides, la seule exposition qui soit consacrée aux concept cars, ces voitures extraordinaires vouées à se projeter dans le futur. Ce rendez-vous nous renseigne sur l’aptitude des designers à nous faire encore rêver avec l’automobile.

Dans les années 1950, les Américains les nommaient « voitures de rêve », les concept cars. Leurs « dream cars » parlaient de futur, de progrès et de violence. C’était il y a soixante ans. C’était il y a des lustres. Les rêves que véhiculaient alors les automobiles d’avant-garde dessinaient une modernité inédite, promettaient des styles de vie inexplorés sur fond de Guerre froide.

Les concept cars d’aujourd’hui ont toujours le même objectif : alimenter nos désirs et nos fantasmes. Mais le rêve a changé de nature et de zone d’influence. Dans un monde régi par l’immédiateté, l’automobiliste du IIIe millénaire aspire à un véhicule connecté, docile, intelligent, autonome… mais continuant à garantir la mobilité et la liberté individuelles que seule la voiture particulière est capable de proposer. Les aspirations de la génération des « digital natives », ces adolescents nés avec un smartphone entre les mains, n’ont plus rien à voir avec les envies de leurs parents. La propriété matérielle n’est plus pour eux une fin en soi. La frénésie du partage s’y est substituée. Dorénavant, l’automobile doit servir à communiquer, jouer, échanger des messages et des images. Où qu’ils soient, quel que soit leur milieu ou leur personnalité, tous les habitants du « village planétaire » vivent les mêmes émotions au même instant.

L’automobile conventionnelle, trop stressante pour les jeunes consommateurs, trop repliée sur elle-même, appartient au passé. Les nouvelles attentes de cette population obligent les designers à revoir leur copie. Plus question de réduire la séduction à une posture esthétisante, comme au temps romantique de l’esthétique industrielle. Une « belle ligne » ne suffit plus. Elle n’est là que pour souligner un contenu, exalter un service. L’usage et l’image se mêlent confusément et se superposent à la tentation persistante du consommateur de projeter sa personnalité dans son véhicule. D’où l’incroyable succès des « SUV » et autres « crossovers » que pressentait le regretté Sénèque (4-65 avant J.C.) quand il évoquait « un char de triomphe surélevé par des roues anormalement grandes afin que le public puisse mieux apercevoir le chef vainqueur ».

Le consommateur d’aujourd’hui rêve d’une automobile responsable qui supplée ses faiblesses, corrige ses oublis et ses négligences, évite les accidents et n’agresse pas l’environnement. La passion primitive pour la machine s’est estompée au fil des dénégations, tournant en désuétude les ancestraux fantasmes de la performance. La vitesse qui importe n’est plus celle du déplacement, mais de l’instantanéité de l’information. Le début de la mutation remonte à la fin des « Trente glorieuses », quand l’automobile fut emportée dans le grand chambardement de la contestation ambiante, alimenté par le scandale de l’insécurité routière et les menaces planant sur l’environnement. La diabolisation de l’automobile eut des effets tangibles sur la définition des produits qui prirent alors une tournure résolument fonctionnaliste.

Car à chaque fracture de l’histoire, après le krach de 1929 comme après les chocs pétroliers des années 1970, l’industrie automobile a toujours su se remettre en question. Les designers ont interprété les changements de mentalité, compris les évolutions de la société, décrypté les nouvelles nécessités. Leurs réponses, ils les illustrent à travers les concept cars avant de les transposer à la grande série.

Mais aujourd’hui, la passion pour l’automobile s’est déplacée. Émoussée en Europe et en Amérique du Nord, l’appétence reste vive sous les latitudes qui ont accédé plus récemment à la locomotion individuelle, notamment dans les nations du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Les studios de design se sont multipliés dans tous les pays émergents et ils produisent désormais des kyrielles de concept cars adaptés à leurs goûts et à leurs besoins.

Cela représente pour les designers quelques centaines de millions de terriens à faire rêver.


Le design automobile élevé au rang d’art à part entière, à travers ces œuvres les plus spectaculaires et les plus visionnaires du moment

Afin de partager avec le plus grand nombre sa passion pour l’automobile d’exception et le design, le Festival Automobile International ouvre de nouveau ses portes au public dans un espace hors du commun : 3000 m2, en partie transparents, permettant aux visiteurs de profiter à la fois de la beauté des concept exposés et du lieu unique au monde au sein duquel ils sont installés : l’Hôtel National des Invalides.

Parmi ces voitures d’exception, un certain nombre d’œuvres seront également exposées, pour le plus grand plaisir de tous les passionnés d’Art et d’Automobile : une exposition unique de photographies d’art avec le Festival Gallery, et d’autres surprises encore à découvrir dans la suite de ce dossier.

L’exposition ouvre ses portes le 27 janvier pour une matinée de présentation à la presse et d’inauguration de l’exposition, puis restera ouverte au public jusqu’au 31 janvier au soir.

L’EXPOSITION de CONCEPT CARS, la Fashion Week de l’Automobile

Voilà comment cette exposition est régulièrement nommée par les visiteurs qui profitent, de plus en plus nombreux, des quatre jours qui leur sont consacrés pour découvrir l’univers du Concept Car et du design automobile.

Les plus grands designers au monde exposent donc à Paris, dans la tradition de la Haute Couture, leurs plus beaux modèles, véritables œuvres d’art à part entière et sources d’inspiration pour l’automobile de demain.

Voici une partie des Concept Cars et des voitures présentés tout au long de l’exposition :

 

Aston Martin DBX

Maserati Ghibli Zegna

BMW 3.0 CSL hommage r

Peugeot Fractal

Bugatti Vision Gran Turismo

Porsche Mission E

Icona Neo

Renault Alaskan

Italdesign Giugiaro Gea

Mazda RX Vision

Mercedes Concept IAA

KTM X-Bow GT4

BELL&ROSS

BellRossBell & Ross, partenaire du Festival Automobile International, a renouvelé son soutien pour la neuvième année consécutive, à ce prestigieux événement associant design, tendances et prestige automobile en créant notamment une montre spéciale anniversaire (30 ans).

Reprenant les principes de conception d’une horloge de bord, cette montre-instrument affirme dès le premier regard sa vocation utilitaire. Le boitier en acier traité PVD, le cadran et le bracelet en caoutchouc sont d’un noir profond. D’un rouge vif, l’aiguille des secondes apporte de son coté une subtile touche sportive. A 6 heures, la montre de la 30ème édition arbore sur son cadran la silhouette automobile devenue aujourd’hui l’emblème du Festival Automobile International.

L’horloger présente également une partie de ses plus beaux modèles.


RM AUCTIONS


Le 3 février, la grande maison de vente aux enchères RM Sotheby’s organise sa troisième vente française dans le cadre du Festival Automobile International. A cette occasion, et à son habitude, la société de Rob Myers voit les choses en grand et met en vente pas moins d’une soixantaine de chefs d’œuvre, dont quatre et pas des moindres sont exposés durant tout le Festival, du 27 janvier au 31 janvier : La Ferrari 250 GT Coupé, l’Austin-Healey   100 M 'Le Mans‘, La Lamborghini Countach LP400 S Series III et la Porsche 356 Pre-A Speedster

Cette année, la vente aura lieu le 3 février 2016 aux Invalides.

nommé
1955 Porsche 356 Pre-A Speedster by Reutter
nommé
1956 Austin-Healey 100 M 'Le Mans'
nommé
1960 Ferrari 250 GT Coupé by Pinin Farina
nommé
1981 Lamborghini Countach LP400 S Series III by Bertone

Strate, Ecole de Design, ISD Rubika et Créapole.

Partenaires de longue date du Festival et «  fournisseurs officiels » des talents de demain, le Strate Collège, ISD Rubika et Créapole sont présents tout au long de l’exposition pour renseigner les étudiants désireux de se lancer dans cette carrière, mais aussi pour organiser des visites guidées de l’exposition pour les visiteurs désireux d’en savoir plus sur les œuvres exposées. A la demande du public, les étudiants réalisent et dédicacent également des jolis croquis.

ISD et Creapole

 

Billet Coupe-file